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Faire le grand saut a de quoi angoisser
! Pourtant, un certain nombre de craintes et d'appréhensions
du futur parachutiste ne sont pas fondées : la pression
sur les tympans, le froid, le vertige… Retour sur les idées
reçues et la réalité d'un saut
en parachute.
Le vertige
C’est une peur courante, voire
une excuse fréquente pour ne pas faire de parachutisme
! Pourtant, les parachutistes le disent et le répètent
: il n’y a pas de sensation de vertige au moment de
sauter de l’avion. La distance avec le sol est telle
que nos points de repère sont déformés.
La plongée en chute libre depuis l’avion est
ainsi moins effrayante qu’on peut le penser.
Le froid
Comme chacun sait, plus on grimpe en altitude, plus il fait
froid. La température chute d’environ 6.5°C
degrés tous les 1000 mètres. Les parachutistes
sautent généralement de 4000 mètres
pour ouvrir leur parachute à 1500 mètres. Mais
ils parcourent cette distance en moins d’une minute
de chute
libre. Vous n’aurez donc pas le temps d’avoir
froid.
Perdre conscience pendant la chute
libre
Lâché à 4000 mètres
de hauteur et piquant droit vers le sol à 200 kms/h,
vous craignez que l’émotion soit trop forte
? S’évanouir durant la chute
libre est pourtant chose rarissime. Si ça devait
vous arriver, sachez qu’un système de sécurité,
obligatoire sur tous les parachutes d’école,
permettra le déclenchement automatique du parachute
passé une altitude jugée critique.
Le parachute qui ne s'ouvre pas
C’est sans doute la terreur de
tous les débutants en parachutisme
! Mais là encore, un tel cas de figure est absolument
exceptionnel. Et si dans le pire des cas votre voile principale
ne s’ouvre pas où rencontre des difficultés
à se déployez, vous pourrez alors toujours
compter sur la voile de secours. Tous les parachutes en
sont équipés, comme prévu par la loi.
La sensation de remonter
Contrairement aux idées reçues, quand le parachute
s’ouvre, le parachutiste ne remonte pas dans le ciel.
Sa chute
libre est simplement ralentie. Un « freinage »
qui reste toutefois relativement brutal, le corps supportant
alors une pression de 2 à 3 G. Raison pour laquelle
les enfants de moins de 15 ans ne sont pas autorisés
à faire du parachutisme.
La pression sur les tympans
Elle est beaucoup plus faible qu’on ne l’imagine.
En parachutisme,
la pression sur les tympans n’a par exemple rien à
voir avec celle rencontrée en plongée sous-marine.
Un saut
en parachute de 4000 mètres fait même
moins mal aux oreilles que de passer sous un tunnel dans
un TGV. Naturellement, par précaution, il est toutefois
déconseillé de sauter si vous avez un gros
rhume, une otite ou des problèmes de tympan.
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